vendredi 22 février 2013

[Etude] Grandes écoles et universités sur les réseaux sociaux



Nous arrivons dans la fin du mois de février et il ne reste plus qu’un mois aux futurs bacheliers pour entrer leurs vœux dans le désormais célèbre Admission Post-Bac. Mais c’est également la date d’ouverture des inscriptions pour les étudiants plus âgés : concours ou master remplissent déjà les esprits et les dossiers avec eux.
Les classements, qu’ils s’agissent de L’Etudiant, de SMBG ou de toute bonne presse qui se respecte, se disputent pour savoir quelle est « l’Ecole » à intégrer. InfluencePanel a décidé également d’apporter sa pierre à l’édifice avec une étude sur les écoles et universités sur les réseaux sociaux.



Afin de respecter les filières, l’étude s’axera autour des trois "principaux" types d’écoles : Ecoles de Commerce, Ecoles d’Ingénieur et Universités ; mais également et pour apporter des données croisées, une étude qui regroupera les établissements d’enseignement supérieur les plus présents sur les réseaux sociaux, et ce, quelle que soit leur spécialité.
Comme le veut l’adage, « La question n’est pas de savoir s’il faut être présent sur les réseaux sociaux, mais comment y être », nous allons donc nous attarder sur « comment » se situent les établissements d’enseignement supérieur sur ces fameux réseaux.

Nous ne cherchons toutefois pas à être exhaustif, le nombre d’écoles et d’universités sur le territoire dépasse largement toute possibilité de classement efficace. Ont donc été conversés les tops 15 des écoles de chaque filière ainsi qu’un échantillon d’universités, le tout déterminé par croisement de divers classements (L’Etudiant, Challenges, Shanghai, Financial Times,…). A noter : à la fin de cette étude, nous ferons un focus sur la place des écoles et université françaises par rapport à leurs homologues internationales.

Ecoles de Commerce :


Les écoles de commerce ont bien compris l’importance des réseaux sociaux dans leur communication. Plusieurs d’entre elles ont d’or et déjà engagé des Community Managers pour s’occuper de leur communication avec des résultats plutôt réussis comme nous allons le voir au long de cette étude.

Dernier point intéressant à noter, et que nous retrouverons tout au long de ce regard sur les écoles de commerce, c’est que l’on retrouvera presque toujours les mêmes acteurs qui sont également le top 4 des écoles de commerce selon presque tous les classements : HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon. Petit absent : l’EDHEC qui malgré sa belle reconnaissance académique et professionnelle a un léger retard sur les réseaux sociaux.

Intéressons nous pour commencer à la présence de nos grandes écoles sur les médias vidéo :

Youtube-Dailymotion : l’enjeu de l’internationalisation


 La première information qui marque dans ce graphique c’est l’énorme prédominance de l’INSEAD, l’école de Fontainebleau, sur ses concurrentes. L’Ecole privée possède une chaîne 100% anglophone où des intervenants extérieurs y donnent leurs points de vue sur la finance, le management,…
Les suivants semblent tenir dans un mouchoir de poche. HEC, l’ESCP, l’ESSEC entre 1.000 et 1.500 abonnés fournissent tous un contenu en anglais ou (pour l’ESSEC) sous-titré en anglais. L’importance donnée à l’internationalisation n’est pas une surprise vu qu’il s’agit d’un questionnement de plus en plus important pour les étudiants qui sont toujours plus nombreux à souhaiter une expérience à l’étranger, mais également pour les classements qui sont nombreux à donner une forte importance à ce critère.
De plus, toutes les écoles fournissent un contenu professionnel avec de nombreux intervenants intérieurs ou extérieurs.

Le nombre d’abonnés nous donne une idée de l’importance des pages vidéo mais pas de leur efficacité. Abordons donc le nombre de vues :


Si les noms du top 5 ne changent pas par rapport au nombre d’abonnés, soulignant ainsi la prédominance du groupe d’école sur les réseaux sociaux, l’ordre de celui-ci s’en retrouve bouleversé. L’ESCP Europe prend la 1ère place avec près d’1.500.000 vues sur sa page Youtube et quelques dizaines de milliers sur son Dailymotion.
Mais également chose intéressante, l’ESCP dispose de relativement « peu » de vidéos comparé aux quatre suivants, puisque l'on est au-delà des 5500 vues par vidéos contre moins de 2000 pour ces derniers.
Comment expliquer l’efficacité et l’efficience des vidéos de l’ESCP ? La qualité de leurs vidéos ? Philippe Gabilliet qui semble remuer les foules dans chacune des vidéos où il intervient ? Les vidéos étudiantes pleines d’imagination ? Peut-être un peu de tout.
A noter : les grandes écoles de management (et notamment HEC) ont aussi beaucoup investi sur la diffusion de cours sur iTunes ou autres plateformes de podcast. La vidéo et le son offre donc deux approches complémentaires.

Et quand est-il de Facebook ?

Facebook : le nerf de la guerre


L’EM Lyon n’est plus présent dans le top 5 (elle est 12ème de notre classement Facebook), remplacée par la SKEMA, école moins renommée que ses consœurs puisqu’elle n’apparait pas dans le top 10 des classements les plus connus (L’Etudiant, Challenges, Financial Times…). Cependant, elle s’inscrit comme acteur historique sur Facebook puisqu’il y a deux ans de cela, l’école était première et disposait déjà d’une base de 10.000 fans[1].

Historique oui, puisqu’il y a de cela quelques années à peine, le Community Management des écoles de commerce était effectué par des étudiants volontaires qui souhaitaient s’investir avec des outils, qu’ils étaient à l’époque seuls à maîtriser : les réseaux sociaux.
Les écoles ont repris depuis ces deux dernières années la main sur leur communication puisque l’année dernière, 84% des écoles supérieures de commerce avaient un Community Manager[2]. Et l’efficacité est généralement au rendez-vous : HEC par exemple a plus que doublé son nombre de fans tous les ans depuis 2010 (4.000 fans fin 2010 contre 22.000 aujourd’hui).
Concernant le contenu de ces pages Facebook, la priorité est généralement à l’institutionnel avec des pages bilingues qui relaient les colloques, articles de fonds…

Et sur Twitter ?

Twitter, média à part entière



HEC profite de sa renommée et de son profil international pour dérober la 1ère place. A noter que le Twitter des grandes écoles, bilingues pour la plupart, dépasse son rôle de communicateur de l’école pour devenir un média à part entière. La plupart des fils des grandes écoles relaient énormément d’informations économiques. 
Certains se permettent en outre d’avoir une réactivité forte, en effet, plusieurs écoles n’hésitent pas à répondre aux twittos les citant. Tantôt pour remercier une bonne pub, tantôt pour répondre à un étudiant de classe préparatoire perdu dans son choix d’écoles.
Twitter permet aux écoles d’être présent sur un nombre de cibles multiples : futurs étudiants, étudiants actuels, intervenants, public avide d’informations,…

Conclusion Ecole Supérieure de Commerce :

Les écoles de commerce ont été parmi les premières à comprendre la nécessité et l’importance d’une bonne communication sur les réseaux sociaux. Si les Quatre grandes dominent ce classement c’est grâce à leur important réseau international, l’utilisation de l’anglais sur la plupart de leurs canaux, leur statut « Top of Mind » mais également leur réactivité et leur engagement sur ces réseaux.

Passons maintenant aux écoles d’ingénieurs

Ecoles d’Ingénieurs :


Tout d’abord, il est important de signaler que nous avons pris dans le groupe « écoles d’ingénieurs » les écoles qui forment des ingénieurs au sens large du terme. Cela explique pourquoi certaines écoles d’ingénieurs en informatique se sont glissées dans le classement au milieu d’autres considérées comme plus généralistes.
Un autre détail que vous allez très vite découvrir, on parle avec les écoles d’ingénieurs de chiffres bien inférieurs à ceux des écoles de commerce. Les raisons ? Des promotions plus réduites et des attentions portées à la communication bien moindre. La France reste un pays d’ingénieurs et les réputations des écoles s’auto suffisent à elles-mêmes pour que les écoles se permettent de ne pas porter trop d’attention à leur activité sur les réseaux sociaux – sur un plan national tout du moins –.

Premier arrêt : les plateformes vidéo.

Youtube-Dailymotion : La domination des « informatiques »




Dans le top 5 des abonnés vidéo, on retrouve trois écoles d’ingénieurs en informatique, une école après bac et une seule école après classes préparatoires. Parmi ces cinq écoles, seule l’ENAC est connue pour se situer dans le haut du classement de Challenges. Les quatre autres, sont connues pour être plutôt en milieu de classement.
Les écoles qui communiquent le plus seraient donc plutôt celles qui auraient besoin d'une visibilité autre que celui des classements ?
Dans tous les cas, les chiffres atteignent à peine quelques centaines d’abonnés.
Supinfo, première de ce classement, propose sur ses chaînes de donner la parole à des intervenants mais également des cours de référencement. Epitech, elle, laisse à chacun de ses campus (12 en France) le droit à des vidéos, mais donne également paroles aux étudiants sur les différents événements organisés au sein de l’école. En général, les écoles d’ingénieurs donnent plus la parole à leurs étudiants que les écoles de commerce tout en continuant à relayer les colloques et intervenants présents dans l’école.



En termes de vues, dans les cinq premiers sont les mêmes que dans le classement abonnés. Toutefois, l’ordre est modifié : l’ECE Paris et Epitech dominent ce classement avec presque trois fois plus de vues que le quatrième : l’Epita. Ces deux écoles possèdent en effet plus de vidéos que les autres écoles, plus d’abonnés et pour l’Epitech, un vrai studio vidéo.
Efficience toutefois plus importante chez l’ENAC, qui, avec seulement 15 vidéos, réussi à se hisser à la troisième place avec près de 300.000 vues soit une moyenne de 20.000 vues par vidéo.

Jetons un coup d’œil aux activités Facebook :

Facebook : l’enjeu des prochaines années


Dans ce classement on voit pour la première fois apparaître le nom de l’X. La célèbre Polytechnique ne s’était pas illustrée via ses comptes Youtube et Dailymotion mais arrive tout de même quatrième du classement Facebook avec un peu moins de 4.500 fans. On retrouve dans le reste de ce classement l’ENAC toujours présente, l’INSA Lyon, Arts et Métiers et encore une fois Epitech.
Les pages Facebook des écoles du top cinq ont des activités relativement similaires, discutant tantôt des évènements du campus, tantôt des conférences organisées et tantôt des réussites d’élèves lors de concours ou d’événements sportifs.
Une communication très classique donc pour les écoles d’ingénieurs mais pas pour autant inexistante. Puisqu’encore une fois, les investissements ont été rentables ! En effet, les inscriptions ont été relativement tardives pour la plupart des écoles mais la croissance importante. En 2008, seul deux écoles avaient une page Facebook, aujourd’hui, elles sont plus de 70. Pour quelques exemples, en seize mois, l’INSA de Lyon a multiplié par trois son nombre de fans, l’ENAC par 4.5.
Malgré un esprit moins « réseau » que celui des écoles de commerce, les écoles d’ingénieurs disposent donc d’une bonne marge de progression.


Jetons enfin un coup d’œil du côté de Twitter :

Twitter : Le retour des rois


Avec Twitter, on retrouve pour la première fois un top 5 qui reflète les classements « habituels » : Centrale Paris, les Mines Paris, Polytechnique,… ces grands noms qui étaient pour l’instant quasi-absents du haut des classements sur les autres réseaux sociaux se font finalement fait une place sur le réseau de microblogging.
Le réseau social est utilisé de façon bien plus exhaustive que les précédents, ne se limitant pas à du relai de contenu universitaire. Les fils Twitter partagent certes les évènements du campus mais servent également à relayer les différents articles de recherche que produisent les enseignants-chercheurs des écoles et parfois les actualités du secteur. Encore une fois, Twitter se pose comme un média à part entière qui permet aux écoles de sortir de leur rôle scolaire et de profiter de leur notoriété.

Conclusion Ecole d’ingénieurs :

On a pu voir que les réseaux sociaux étaient un outil relativement peu exploité par les écoles d’ingénieurs ou du moins, exploité depuis peu.
Les tops des réseaux sociaux reflètent assez peu les classements universitaires, ce sont en effet les écoles d’ingénieurs en informatique, plus habituées du support, qui sont les mieux représentées avec notamment Epitech, présent dans chacun de nos top 5.
Toutefois, une fois l’outil maîtrisé et aux vues de la notoriété internationale des écoles d’ingénieurs françaises, ces chiffres devraient rapidement grimper pour les plus connues d’entre elles.


Universités :


Notre panel pour les universités étant le panel le plus important – vu qu’actuellement aucun classement n’est disponible pour les universités, difficile de faire un choix – nous irons jusqu’au top 7 pour nos classements et études.
Autre spécificité de ce classement, nous avons décidé d’inclure l’IEP Paris – Sciences Po dans le groupe « Université » malgré son statut légèrement à part, choix judicieux ou non ? L’IEP domine en tout cas chacun de nos classements sur les réseaux sociaux « universités » mais il sera intéressant de le mettre en relation avec les autres types d’écoles.

Qu’en est-il donc des universités sur les plateformes vidéo ?

Youtube-Dailymotion : L’international au service des universités


Comme il a été dit en introduction, c’est Sciences Po qui domine ce classement. Il faut dire que le travail d’internationalisation et d’image qu’a entamé l’IEP Paris il y a plusieurs d’années de cela a porté ses fruits : plus de 450 partenariats à l’international avec l’obligation pour les étudiants en cursus d’effectuer une année d’échange. Le résultat : des étudiants du monde entier qui arrivent à Paris et qui ensuite vont propager l’image de l’école dans le monde entier et les créer en abonnés potentiels.
S’en suit l’Université Paris 4 Sorbonne, elle aussi pour la même raison : l’international. Sciences Po et Sorbonne sont les deux noms d’universités françaises les plus reconnus à l’international.
Si les « suiveurs » ne dépassent pas les 250 abonnés, on peut toutefois voir la prédominance de notre top 7 des Parisiennes et des universités du pôle UdL (Université de Lyon) puisque seule Nantes arrive à creuser son trou.
Mais est-ce que cette domination se poursuit lorsque l’on regarde le nombre de vues ?


Sciences Po demeure toujours première sur ce classement et demeurera première des suivants. Ses abonnés regardent donc les vidéos. Toutefois, la Sorbonne qui était seconde cède sa place à l’Université Paris 6 Pierre et Marie Curie (UPMC) qui propose, en plus des vidéos « campus » qui font la base des vidéos des chaînes universitaires, des chaînes thématiques « environnementale », « ingénierie », « santé » ou « insertion professionnelle » avec un vrai contenu créatif.
De plus, ce top 7 permet l’entrée de deux non « parisiano-lyonnaise » : l’université Antilles-Guyane (UAG) présente en Guadeloupe, Martinique et Guyane et l’université d’Avignon, jolie performance quand on sait que l’université d’Avignon est l’une des plus petites de France avec 6.700 étudiants.
Dans la globalité, les vidéos des universités sont beaucoup plus centrées sur les étudiants que celles des écoles sus-citées et tentent d’amener les futurs élèves à choisir la bonne université : pour ses cours, mais surtout pour sa communauté.

Mais Youtube peut difficilement créer un sentiment de communauté. Alors qu’en est-il de Facebook ?

Facebook : Paris et Lyon créent les liens.



Avec un classement 100% Francilien/Lyonnais, on remarque que les grosses universités (hors Sciences-Po) ont plus de facilité à accumuler un nombre important de fans sur Facebook.
Selon une étude réalisée par « 7 1 Signe » en septembre 2010 auprès d’étudiants et écoles montraient que les sujets « vie étudiante » généraient plus d’interactions que les sujets « corporate ». Les universités semblent avoir compris cela plus que les écoles. En effet, leurs souci est moins l’image que la communauté. Les universités étant sectorisées, le choix n’est pas toujours laissé aux étudiants. Facebook, dans le cadre universitaire, retourne à la raison pour laquelle il a été créé à Harvard il y a presque dix ans : mettre en relation les élèves au sein de l’université qu’ils soient anciens, actuels, ou futurs.
Les universités jouent donc plus dans le « live » statut, mettant en avant les différents événements sur le campus, quelques aides administratives ou offres de stages. Seul Sciences-Po a un profil plus proche des écoles plus axé corporate avec toutefois de petites questions-quiz régulières afin d’interagir au mieux avec les fans de la page.

Twitter : Entre confirmation et challengers


Encore et toujours, Sciences Po Paris domine ce classement en se positionnant premier avec plus de 8.000 followers, et point très intéressant : un fil trilingue ! Après l’ouverture de masters anglophone et hispanophone, c’est sur Twitter que le Community Manager se met à communiquer dans les trois langues.
Suit ensuite l’université de Nantes qui revient dans le classement en se glissant à la deuxième place avec une forte activité sur le réseau social, abordant des sujets d’actualité très larges en plus des actualités de la faculté.
Les suivants sont des habitués du classement, le pôle Sorbonne Universités (UMPC, Paris 4), Paris 1, Lyon 1 mais également Strasbourg qui atteint la 7eme place qui elle, propose notamment des live-tweets de ses conférences : une idée intéressante et qui porte ses fruits !

Conclusion Universités :

La totalité de nos classements est dominée par l’IEP Paris Sciences Po, université réduite en taille (12.000 étudiants) mais grande par sa renommée et son internationalisation. Toutefois son statut particulier le met dans une catégorie presque différente.
Ce qu’on observe donc, c’est plutôt la domination de six universités : Paris 1, 2, 4 et 6 ainsi que Lyon 1 et 2. L'université de Nantes est la seule non parisienne ou lyonnaise à arriver à se faire une place à deux occasions.
En outre, on voit surtout que les stratégies réseaux sociaux diffèrent des écoles avec une approche plus communautaire que corporate et des écarts assez faibles entre les universités.

Et si on compilait les données maintenant ?

Ecoles et Universités : les données compilées en France


Après avoir pris le temps de jeter un coup d’œil bref sur chacune des filières, il nous a semblé intéressant d’agir à contre-courant des classements classiques et de comparer les écoles et universités entre elles. Qui des écoles de commerce, des écoles d’ingénieurs ou des universités se positionnent le mieux sur les réseaux sociaux.
Si vous vous souvenez des chiffres cités, vous n’aurez pas de mal à trouver les premiers de chaque classement.

Youtube-Dailymotion : La vidéo, un média anglophone


Une fois mis en commun, on observe que le classement Youtube-Dailymotion est similaire à celui des écoles de commerce à l’exception unique de Supinfo. L’extrême domination des écoles de commerce fait écho à l’important travail effectué par ces dernières sur leur média vidéo mais également au fait que les écoles de commerce sont les seules à avoir décidé le passage de leurs vidéos de français à anglais.


Lorsqu’il s’agit du nombre vidéos vues, le classement est à 100% similaire à celui des écoles de commerce. Ni l’ECE ni Sciences Po n’arrive à atteindre le top 5. L’ECE arrive cependant en 6ème place avec 30.000 vues de moins que l’ESSEC.


Facebook : Un réseau parisien ?




Dans ce classement Facebook on retrouve un renouveau des universités. Et pour cause, si ce top 5 est dominé par trois écoles de commerce, dans notre top 20, on trouve 13 universités et 7 écoles de commerce pour… aucune école d’ingénieur.
Autre élément intéressant à noter, dans ce même top 20, on retrouve les deux universités lyonnaises, quatre écoles de province (Université de Nantes, de Montpellier, Reims Management School, et l’EM Strasbourg) et pas loin de 14 écoles franciliennes dont 9 universités !
La première école d’ingénieur (l’ENAC donc) arrive 24ème de notre classement.


Twitter : Pas un truc d’ingénieur ?




Encore une fois, on retrouve dans ce top 5, trois écoles de commerce et deux universités.
Jetons toujours un coup d’œil au top 20 : huit écoles de commerce, douze universités et toujours zéro école d’ingénieur. Centrale Paris n’apparaît qu’à la 27ème place de notre classement, encore moins bon que Facebook. Notion particulière à l’ENA qui arrive 21ème de ce classement Twitter… média pourtant prisé à l’assemblée nationale.
Cela dit, ce top 20 est bien moins parisien que le classement Facebook. On retrouve « seulement » onze écoles et universités franciliennes mais également des lyonnaises (3), des lilloises (2), une strasbourgeoise, une grenobloise, une nantaise et une rennaise.
Plus provincial Twitter ?

Ecoles et Universités : comparaison internationale


Ce classement présente le top 50 des écoles et universités Internationales de notre échantillon. Il a été classé par taille des comptes Facebook (sachant que les chiffres sur les autres réseaux sociaux sont disponibles dans l’écran ci-dessous). Le classement ne cherche pas à comparer la totalité des écoles à l’international. Nous avons choisi de l’inclure qu’une quinzaine d’universités américaines et une dizaine d’européennes et quelques université asiatiques parmi les mieux classées au niveau mondial afin de simplement avoir un bref coup d’œil relatif (et non exhaustif) du positionnement des écoles et universités françaises.





La chose la plus évidente en regardant ce classement directement tiré de www.influencepanel.com est l’énorme domination des universités américaines. Seules 3 sont dans le top 15 (l’Université d’Oxford en 2nde position, l’IMD de Lausanne qui se classe 13ème puis l'IE Business School de Madrid en 15ème place). Les onze premières s’offrent même le luxe de dépasser les 100.000 fans. Pourtant, les universités américaines ne sont pas « surpeuplées », elles ont le même nombre d’étudiants que les européennes.
Alors qu’est-ce qui explique ces chiffres ? Outre la notoriété, les recherches ou le classement de ces écoles, il faut aussi prendre en compte le mode de vie américain et l’importance de Facebook dans les relations Alumni.

Cela dit, une fois le niveau américain (et Oxford) dépassé, les universités et écoles européennes prennent la suite du classement avec les plus grandes telles que l’ESADE ou l’IE BS espagnoles, la London BS ou l’Imperial College of London anglaises. Enfin, les françaises (HEC se classe 22ème) se classent de façon respectable au niveau d’autres grands noms européens tels que Bocconi, St Gallen, l’IESE, ou la Rotterdam Business School.

Un classement en deux teintes donc pour les écoles et universités françaises. D’un côté l’énorme retard sur les américaines, retard qui est le cas pour toute l’Europe, de l’autre, une position en très léger retrait sur les plus grosses écoles européennes mais qui reste plus que correct.


Conclusion :



Les écoles de commerce ont été les premières à se lancer sur les réseaux sociaux avec des politiques de chiffre et d’image très agressives qui leur ont permis de grimper rapidement malgré un nombre d’étudiants bien moindre que celui des universités. Parallèlement, elles ont développé un esprit international qui a permis la rencontre d’un public anglophone très large qui leur permet aujourd’hui de prendre une bonne avance dans ce classement… avance cependant toute relative quand on les compare à leurs consœurs à l’international… HEC n’arrivant que 22 ème sur Faceboook sur l’échantillon de l’étude (et 7ème en Europe).

Les universités, deuxièmes, disposent d’une base de manœuvre plus large. Avec un nombre d’étudiants en moyenne six à sept fois supérieure à celui des écoles de commerce, elles ont une marge de croissance bien supérieure.
L’importance, dans les réseaux universitaires, est donnée à la création d’une communauté : donner envie aux étudiants d’intégrer l’université est primordiale lorsqu’aujourd’hui, la « voie royale » passe souvent par les écoles.

Enfin et bonnes dernières de notre classement, les écoles d’ingénieurs n’ont pas pris la peine, ou très tardivement, de se lancer sur les réseaux sociaux. La plupart s’y sont installées il y a moins de deux ans et commencent à peine à y agir. Un retard qui peut être comblé rapidement ? Rien n’est moins sûr puisque les effectifs des écoles d’ingénieurs sont les plus faibles des trois types d’écoles étudiés. Il faudra donc se porter sur une communication plus large, plus internationale et se reposer sur la notoriété d’excellence pour toucher un public non étudiant et espérer rattraper son retard.


Ces classements tentaient de donner un aperçu des écoles et universités sur les réseaux sociaux, nous nous sommes concentrés sur le top classement à chaque fois, toutefois, n’hésitez pas si vous souhaitez avoir plus d’informations ou consulter le reste du classement à essayer l’outil InfluencePanel et à nous contacter sur Twitter (@InfluencePanel).


InfluencePanel.com
Emeric Fouqué











Influencepanel est un outil de statistiques sur YouTube, Dailymotion, Facebook, Twitter et les données Web  qui permet d’avoir les informations par secteur de l’influence de 400.000 marques, personnalités et média sur les réseaux sociaux. Pour plus d’informations et tester l’outil gratuitement : www.influencepanel.com

Influencepanel est en outre un outil utilisé par les enseignants-chercheurs pour analyser l’évolution des influenceurs sur les réseaux sociaux. 









[1] Capital « Les écoles de commerce misent gros sur les réseaux sociaux » 21-01-11
[2] Le Point « Les écoles soignent leurs "friends" » 16-02-12









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